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Sea level and extreme waves in the Last Interglacial

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Ce que la dernière période chaude interglaciaire nous apprend sur les côtes de demain

L’étude d’une période plus chaude que l’ère préindustrielle peut nous aider à comprendre comment le niveau des mers et les paysages côtiers ont réagi à des climats plus chauds.

Les périodes interglaciaires sont des périodes plus chaudes que la période préindustrielle et peuvent aider les chercheurs à modéliser les climats futurs en cartographiant les similitudes. Le dernier interglaciaire (DIG) est une période chaude de l’histoire de la Terre, qui s’est déroulée il y a environ 130 000 à 115 000 ans. Au cours de cette période, les températures globales et polaires étaient plus élevées qu’à l’époque préindustrielle, et les inlandsis étaient moins étendus qu’aujourd’hui. Certaines études révèlent que les vagues ont pu être plus intenses dans certaines zones côtières. La compréhension des processus côtiers au cours de cette période chaude peut nous éclairer sur l’avenir des inlandsis et des littoraux de la planète dans des conditions climatiques plus chaudes. La capacité d’extrapoler des modèles futurs basés sur les propriétés du DIG en fait une période très étudiée dans le domaine de la dynamique côtière. «Trois questions se posent quant à l’avenir de nos côtes: Les tempêtes seront-elles plus violentes à l’avenir, à quelle vitesse et dans quelle mesure le niveau des mers va-t-il monter? Ces facteurs ont un impact direct sur nos côtes et les personnes qui y vivent», explique Alessio Rovere, professeur au département des sciences de l’environnement, de l’informatique et des statistiques à l’université Ca’ Foscari de Venise(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre) en Italie. Alessio Rovere a lancé les projets WARMCOASTS(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre) pour approfondir ces questions.

Divers outils pour établir les caractéristiques des paléo-côtes

Pour répondre à ces questions, le projet a élaboré un atlas mondial des littoraux du dernier interglaciaire, sous la forme d’une base de données en libre accès(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), baptisée World Atlas of Last Interglacial Shorelines (WALIS). Il s’agit d’une collection globale de données géologiques publiées sur les formes de relief et les dépôts côtiers du DIG. Les scientifiques peuvent utiliser cet outil pour reconstruire les anciens littoraux et mieux comprendre les niveaux passés des mers au cours de cette période plus chaude. L’équipe a également effectué des travaux sur le terrain dans différentes régions du monde, afin de recueillir des preuves géologiques de la présence de hautes mers et de tempêtes dans le passé. En Floride, ils ont utilisé un radar à pénétration de sol (RPS), un instrument qui utilise des ondes électromagnétiques pour révéler ce qui se trouve sous la surface. Cela a permis à l’équipe de cartographier les anciennes structures des plages et de reconstituer les schémas de progradation des plages, qui sont liés aux taux d’évolution du niveau des mers. Les données géologiques recueillies dans le cadre du projet couvrent l’Argentine, Aruba, le Brésil, le Cap-Vert, l’Italie, Madagascar et les États-Unis. Cet ensemble de données, associé à différents types de modèles mathématiques, a permis à l’équipe de mieux comprendre l’évolution des littoraux au fil du temps, sous un climat plus chaud. «Lorsque vous êtes sur le terrain et que vous trouvez l’endroit idéal pour prélever des échantillons ou pour réaliser un profil RPS, vous éprouvez un sentiment de joie», confie Alessio Rovere. «Et cela s’accompagne d’un sentiment d’humilité, comme si la planète vous permettait de jeter un coup d’œil sur l’un de ses secrets les mieux gardés.»

Ce que les paléo-côtes révèlent sur l’impact des climats plus chauds

«Nous avons longtemps pensé que le niveau des mers de la dernière période interglaciaire était 5 à 10 mètres plus élevé qu’aujourd’hui. Durant le projet, notre équipe et d’autres ont indépendamment suggéré que le niveau aurait pu être légèrement inférieur, soit environ 2 à 4 mètres», explique Alessio Rovere. «Cependant, si nous pensons qu’une élévation d’un mètre du niveau de la mer peut être catastrophique, il est important de savoir que des événements plus graves se sont déjà produits par le passé, et peuvent se reproduire.» L’équipe a également trouvé des preuves que le niveau de la mer a pu osciller au cours de cette longue période. Cela est lié à la sensibilité de la glace à un léger réchauffement ou peut dépendre des conditions locales dans les zones où ils ont travaillé. Cependant, une des raisons possibles de ces oscillations est que la fonte du Groenland et de l’Antarctique s’est produite de manière asynchrone, ce qui nous amène à nous demander: Cela va-t-il se reproduire dans un avenir plus chaud? Des vagues plus puissantes vont-elles frapper nos côtes? Il est plus difficile de trouver des preuves géologiques attestant de tempêtes DIG plus violentes ou plus fréquentes que de trouver des indicateurs du niveau de la mer, mais le projet a réussi à développer plusieurs stratégies de terrain/modélisation pour étudier cette question, certaines d’entre elles provenant directement du manuel des ingénieurs côtiers, comme les modèles de vagues. Elles pourraient être utiles à ceux qui tenteront d’aborder cette question à l’avenir. «Ce projet, financé par le Conseil européen de la recherche(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), a tenté de répondre à des questions globales en travaillant en synergie avec des collaborateurs issus d’un large éventail de pays et de disciplines. L’un des aspects les plus passionnants du projet a été la façon dont plusieurs collègues se sont associés à l’équipe du projet et ont mis leurs compétences au service d’un objectif commun», conclut Alessio Rovere.

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